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Pour un plan de reprise de l’activité culturelle

Par 5 avril 2021avril 9th, 2021Aucun commentaire

Frédéric Hocquard, président de la FNCC, signe l’éditorial de la Lettre d’Echanges n°182 (avril 2021)

 

Pour un plan de reprise de l’activité culturelle

Le jeudi 31 mars, en même temps qu’il annonçait des mesures de reconfinement, le président de la République a enfin esquissé un calendrier pour la réouverture des lieux de culture : la mi-mai.

Excellente nouvelle, car nous étions dans le noir depuis trop longtemps – depuis décembre dernier, pour être précis : depuis ce moment inouï où, tournant le dos à l’histoire de notre pays, le Gouvernement a laissé entendre que la culture serait une activité “non-essentielle”.

Prenons aujourd’hui le Président au mot, et préparons le 15 mai.

Quatre remarques :

1- Il ne faut pas seulement préparer la réouverture des lieux, mais plus largement la reprise de l’ensemble des activités artistiques et culturelles. Les festivals, mais aussi la kyrielle d’événements, de spectacles, de hors les murs, d’animations, de fêtes – dans l’espace public, en extérieur – que préparent en ce moment même de nombreuses collectivités territoriales. Bref, c’est d’un plan de reprise dont il faudrait plutôt parler.

2- La reprise des pratiques artistiques. On l’a trop peu dit, mais depuis plusieurs mois, la crise sanitaire a également empêché les ateliers, les cours, les stages… Ce sont aussi les conditions de possibilités pour la reprise des pratiques artistiques amateurs qu’il faut prévoir.

3- La concertation avec les collectivités sera l’autre enjeu majeur pour la réussite de cette reprise. Nous sommes les premiers financeurs de la culture, présents sur tout le territoire. Il serait inconcevable que ce plan de reprise des activités culturelles et de réouverture des lieux se fasse sans associer étroitement les collectivités, représentantes des territoires et de leurs habitant.e.s. Nous militons depuis des années pour cette coopération en matière de politique culturelle ; si nous voulons réussir un bel été culturel, c’est le moment de l’accélérer.

4- Bien évidemment, se pose la question des financements. Le ministère de la Culture a d’ores et déjà prévu 30M€ pour aider les festivals, dont 20M€ gérés par le Centre national de la musique (CNM). Comment cet accompagnement sera-t-il décliné sur les territoires ? Sera t’il suffisant ? On ne peut qu’en douter quand on voit, par exemple, la détresse sociale dans laquelle est aujourd’hui plongée une partie du monde culturel.