ActualitésLecture publiqueNotes et contributions

Développement culturel en monde rural

Par 7 novembre 2018 octobre 7th, 2019 Aucun commentaire

Intervention et synthèse de Jean PIRET, Maire de Suin, membre du Conseil d’Administration de la FNCC lors de la réunion du groupe de travail national “Développement culturel en monde rural” le 14 novembre 2018.

Organisée par le ministère de la Culture et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) à la suite de la première rencontre nationale “Culture et Ruralités”, le 29 juin 2018, la réunion avait pour objectif de donner chair et sens à la synthèse d’une rencontre jugée positive par l’ensemble des participants.
Etaient notamment autour de la table la FNCC, l’AMRF, les Foyers ruraux, l’AdCF, l’UFISC et la Nacre (agence culturelle régionale Auvergne/Rhône-Alpes), aux côtés des représentants des ministères de la Culture et de l’Agriculture.

Il est apparu que, pour le ministère de la Culture, la voie de l’éducation artistique et culturelle (EAC) était privilégiée. Jean Piret a rappelé l’importance du rôle du ministère de l’Education nationale dans la mesure où les écoles émaillaient encore un peu les territoires ruraux et parce que les pratiques culturelles sont à commencer dès le très jeune âge.
Les trois pages de synthèse de la rencontre de juin soulignaient la “pluralité des enjeux” de la culture en territoires ruraux (accès aux services, attractivité, développement économique, cohésion sociale) et reprenaient l’idée que la culture contribue à restaurer un sentiment de “fierté”.

Jean Piret a souhaité que ce mot de “fierté” soit remplacé par ceux d’“appartenance” et de “reconnaissance” en problématisant ainsi cette question : Comment contribuer, par la mise à jour et le développement de la culture matérielle et immatérielle propre à un territoire – ses atouts patrimoniaux, ses paysages, ses traditions, sa mémoire, ses langues, ses fêtes, ses artistes –, à ce que les territoires ruraux soient identifiés et désirés comme des endroits particuliers, porteurs d’une valeur spécifique, et non simplement comme de la campagne, par opposition aux villes ? Il n’y a pas d’un côté des villes avec chacune son caractère, son identité et, de l’autre, LA campagne ou même des types de campagne. Chaque territoire rural, parfois sur des périmètres très restreint, a son unicité, sa singularité culturelle.

Après ce rappel de la richesse culturelle des territoires ruraux, il a été conclu que, s’il faut bien sûr donner davantage de moyens, il ne s’agit en aucun cas d’instrumentaliser et de parachuter des savoir-faire culturels de façon ponctuelle. D’où l’importance de privilégier la notion de “résidences” pour les actions artistiques et culturelles plutôt que le one shot et puis s’en va…
Autre perspective, une meilleure prise en compte des “lieux de fabrique” et des “tiers lieux”, au-delà des seuls équipements labellisés.