Aujourd'hui : Mercredi
05 aout 2015



Communiqués de la FNCC

Communiqué de fin des Journées d’Avignon

Plus que jamais, les Journées d’Avignon 2015 de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture ont témoigné de sa capacité toujours plus grande à écouter et à être écoutée.
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Communiqué : Articles Culture de la loi NOTRe, deux avancées majeures

La loi NOTRe serait restée sans impact significatif sur les enjeux culturels si les com-missions culture parlementaires, d’abord du Sénat puis de l’Assemblée nationale, n’étaient pas venues l’enrichir. Il faut saluer à la fois la qualité de leur réflexion et la constance de leur engagement qui ont permis de nouer un dialogue par-delà les clivages politiques, au bénéfice de la culture.
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Financement des Arts et de la Culture : le retour à la raison ?

(...) Aujourd’hui, en analysant rétrospectivement comme une “erreur” les précédentes baisses des crédits du ministère de la Culture (- 4% en 2013, puis de - 2% en 2014), le Premier ministre le reconnaît et le défend : la force de notre pays réside en sa culture, en ses artistes, en son patrimoine. Sur cette voie, il faut également saluer la récente décision de la ministre de la Culture de réengager le soutien de l’Etat aux conservatoires dans le cadre d’une réflexion nouvelle sur leur ouverture esthétique et leurs missions tant pédagogiques que territoriales. La Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) y est prête.
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Actualités

Les bureaux de la FNCC seront fermés du lundi 27 juillet au lundi 24 août inclus. Bonnes vacances à tous !!!!



* Rencontre territoriale de la FNCC à Reims

Le jeudi 24 septembre 2015 à partir de 14h sur le thème : "Financement de la Culture, des outils complémentaires : le mécénat, le financement participatif"

Pour télécharger le Bulletin d’inscription suivez ce lien : http://fncc.fr/IMG/pdf/FNCC_Bulleti...

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* La FNCC, l’ADMP et la DRAC Mydi-Pyrénées ont le plaisir de vous inviter à une nouvelle rencontre sur le thème :

Comment construire et développer une politique culturelle locale ? Quelles articulations entre politique éducative, politique jeunesse et politique culturelle ?

Le lundi 21 septembre 2015 de 17h à 20h

Hôtel du Département du Gers Salle polyvalente – 81 route de Pessan – AUCH

Pour télécharger le programme de cette rencontre : http://fncc.fr/IMG/pdf/Flyer_rencon...
Pour télécharger le bulletin d’inscription : http://fncc.fr/IMG/pdf/FNCC_Bulleti...

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Sessions nationales de formation

Elu-e à la Culture : des pistes pour dynamiser sa communication



Mercredi 23 septembre 2015 à TOULOUSE
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La Lettre d'Echanges
A LIRE, dans le N° 138 : juin - juillet 2015
Bibliothèque et "parole publique" une contribution de la FNCC

L’Association des bibliothécaires de France (ABF) a tenu son congrès à Strasbourg, du 11 au 13 juin, sur le thème général : ‘‘Inventer pour surmonter, bibliothèques en tension’’. Les élus de la FNCC ont élaboré une contribution destinée à enrichir les débats d’un atelier sur la réforme territoriale dans le cadre de la thématique ‘‘Actualité : les sujets qui fâchent’’.

La mise en perspective du thème général du Congrès – “Inventer pour surmonter, bibliothèques en tension” – et de celui de l’atelier, sur la réforme territoriale, peut laisser entendre soit que la réforme territoriale met les bibliothèques “en tension”, soit à l’inverse qu’elle peut contribuer à les aider à “inventer pour surmonter”. Dans la mesure où les bibliothèques ont pour ainsi dire anticipé la réforme territoriale via leur décentralisation exemplaire tout en restant une “compétence partagée” au sens que la responsabilité de la lecture publique est assumée par tous – Etat via le rôle de la BPI mais aussi l’implication financière sur les territoires au travers de la DGD, les départements avec le réseau des BDP et les communes et leur groupements –, la réforme actuelle de l’organisation territoriale confirme la pertinence de leur évolution. A ce titre, et à condition que les collectivités conservent leurs moyens financiers (mais ce n’est pas là une problématique spécifique aux bibliothèques), il ne semble pas y avoir de nouvelle tension. Peut-être est-ce même l’inverse : la nouvelle montée en force en force des intercommunalités par l’accroissement de leurs périmètres et la prise de nouvelles compétences pourra sans doute s’appuyer sur l’expérience des bibliothèques, premier équipement à avoir été transféré.

En revanche, et à condition que les enjeux culturels y soient pris en compte (ce qui est loin d’être certain, surtout si la version définitive de la loi NOTRe ne retient ni l’amendement instituant des commissions culture ni celui posant le respect des droits culturels comme horizon partagé des politiques culturelles de l’Etat et des collectivités), les nouvelles concertations que pourrait insuffler la réforme territoriale, notamment par l’instauration des Conférences territoriales de l’action publique (CTAP), peuvent apparaître comme une opportunité pour conférer aux bibliothèques une mission nouvelle que cette note se propose de décrire.

Education, enseignements et pratiques artistiques : donner du sens. Une contribution de la FNCC.

Le 13 mai, l’agence culturelle régionale Culture O Centre et le CEPRAVOI (Centre de pratiques vocales et instrumentales en région Centre) organisaient une table ronde, animée par Vincent Lalanne, sur l’enseignement artistique et l’éducation artistique et culturelle (EAC) à Châteauroux. Jany Rouger, vice-président de la FNCC, représentait la Fédération lors de ce débat organisé en trois temps : définition des termes éducation, enseignement et pratiques, parcours d’EAC, freins et leviers. Une prise de parole qui s’articulait à partir d’une note de la FNCC.

Définition des mots : éducation, enseignement, pratiques artistiques. Ces trois termes peuvent concerner l’ensemble des domaines des savoirs et des savoir-faire. Une définition trop générale - qui identifierait enseignement et apprentissage des savoirs et des savoir-faire, pratique et mise en œuvre effectives de l’enseignement, éducation et résultat de l’enseignement et de la pratique, soit l’acquisition d’une autonomie, d’un savoir-être - n’apporterait qu’un éclairage faible. Il importe de définir l’objectif de ces trois moments dans le cadre précis de l’enseignement artistique spécialisé. Et aussi, dans la perspective d’une volonté de généralisation de l’EAC : pourquoi cela doit-il être proposé à tous, à la différence de l’enseignement artistique qui relève d’un choix, d’un goût singulier ? Au-delà des explications psychologisantes trop partielles (épanouissement personnel), scolaires (apports des savoirs et savoir-faire artistiques pour les enseignements fondamentaux) ou sociales (lien social, intégration, lutte contre l’exclusion…), quel est l’apport indispensable des arts à la formation des personnes en tant que citoyens ? Comment y identifier un objectif proprement politique, nécessaire pour la vitalité d’une société démocratique ? Il existe un objectif qui peut justifier à la fois la nécessité de la pérennité des enseignements artistiques (donc de l’engagement public envers lui) et la généralisation de l’EAC : l’expérimentation des arts constitue un moyen unique d’apprentissage de la liberté politique, au sens de l’exercice d’une faculté de choix, non arbitraire et purement individuelle, mais dans la contribution commune à l’invention des formes de notre univers symbolique partagé. Cette liberté s’appuie sur l’émergence d’une capacité à se situer dans le monde pour laquelle les arts et la culture apportent une contribution majeure et singulière. A l’aune de cet objectif, les définitions des termes éducation, enseignement et pratiques prennent une forme plus précise, et aussi plus fertile quant à leurs implications concrètes.

Education : construire l’articulation nécessaire entre l’exercice individuel de sa liberté, de sa capacité de choix, de goût et les exigences de la vie collective. Cette notion souligne l’apport réciproque entre l’individu dans sa singularité et le groupe dans la construction d’un monde partagé. En ce sens, l’éducation (à la différence du formatage ou du simple perfectionnement), c’est la contribution à l’inclusion de la liberté individuelle dans le groupe et à l’inclusion de l’héritage du groupe dans la conscience individuelle. Dans ce projet éducatif compris comme l’apprentissage de la liberté, les arts et la culture tiennent une place unique par leur capacité à mettre en valeur la sensibilité la plus intime de chacun. L’éducation met en œuvre deux processus à la fois opposés et complémentaires : apprendre la ‘‘règle’’ collective et expérimenter la liberté singulière afin d’être en mesure de coordonner l’un avec l’autre au lieu que ces deux processus se confrontent.

L’enseignement désigne l’aspect collectif, social pour construire cette éducation définie comme l’articulation de l’individu et du groupe : l’acquisition, dans le domaine des arts et de la culture, de ce que l’individu reçoit de la société, l’apprentissage de la “grammaire” en usage. Donc héritage, acquisition d’un “patrimoine sensible”. Cette acquisition des règles collectives passe à la fois par le savoir (histoire des arts, fréquentation des œuvres, compréhension des outils : en musique, par exemple, lecture, écriture, harmonie…) et par la mise en œuvre de ces savoirs (la pratique des savoir-faire artistiques : en musique, toujours, apprentissage instrumental, pratiques de groupe, pédagogie de projet, appréhension de l’espace scénique, etc.).

Les pratiques artistiques relèvent, en revanche, de la part individuelle : l’expérimentation de ses facultés expressives propres (bien sûr nourries de l’enseignement). Donc l’expérimentation directe, personnelle de la matière même des arts (ce qui n’exclut pas, bien au contraire, les pratiques collectives pour les expressions artistiques par essence collectives : musique, théâtre, danse...).

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Voir aussi les sommaires des précédents numéros